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Reiki, énergie, eft

Illusion

Une illusion consiste à croire que les événements extérieurs ont le pouvoir de vous blesser et que les gens qui vous entourent ont ce même pouvoir. C'est faux. C'est vous qui leur donnez ce pouvoir.

En fait, nos bouleversements ne proviennent pas de la réalité extérieure, mais de nos conditionnements.

Notre façon de réagir aux personnes et aux événements dépend en grande partie de notre programmation interne, elle-même issue de notre culture, de notre éducation, ou de notre formation.

Et ce programme étant différent d'une personne à une autre. Cela explique pourquoi tel chose qui me bouleverse laissera mon voisin indifférent

Anthony De Mello, (extrait)


Le respect

respect [respe] nom masculin
(latin respectus, égard)
Sentiment qui porte à traiter (qqn, qqch) avec de grands égards, à ne pas

porter atteinte à (qqch). Respect filial. Respect des lois.
Sauf votre respect : que cela ne vous offense pas.
Tenir qqn en respect, le contenir, lui en imposer ; le menacer avec un arme.
Respect humain : crainte qu'on a du jugement des hommes.

définition du Larousse.

Qu'en est-il du respect ?

La valeur du RESPECT est universelle. Chaque être humain, quelle que soit son origine, sa culture, sa religion, son milieu social, son rang hiérarchique, a des devoirs de RESPECT envers l'autre.

Tout le monde le sait mais peu de gens appliquent les valeurs du respect !

J'applique toujours ceci, je ne fais pas aux autres ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse et vous que faites-vous ?

Est-ce que le manque de respect vient du manque d'éducation ? C'est à se demander? Je pense que oui! Les gens n'ont plus les mêmes valeurs qu'il y a une vingtaine d'années, peut-être parce qu'à force qu'on leur manque de respect, ils en font de même.

Cependant, si personne ne montre l'exemple, le monde où nous vivons deviendra de plus en plus pourri, alors je vous le demande, pensez-y avant de manquer de respect.


Le voyage sacré du guerrier pacifique de Dan Milman (collection j'ai lu)

Dan Millman

Le voyage sacré du guerrier pacifique

J’ai connu un homme qui monta jusqu’au sommet d’une montagne et appela Dieu. Il tendit les bras vers le ciel et cria : « Emplis-moi de lumière, je suis prêt. J’attends ! » La voix de Dieu lui répondit : « je t’emplis de lumière, mais tu ne la retiens jamais ! »

Nous avons tous des « fuites ». Ce n’est pas une raison pour s’affoler. Rappelez-vous simplement que vous êtes un « humain en formation ». Vous allez encore trébucher ; nous le faisons tous. Je ne peux que vous aider à transformer votre expérience en leçons, et vos leçons en sagesse. Pour l’instant, je ne peux que vous encourager à avoir confiance dans le déroulement de votre vie.

Vous croyez que vous avez un grave problème à résoudre, mais est-ce bien le cas ? Dans ma vie, j’ai appris que c’est précisément aux moments où les choses semblent empirer que vous êtes peut-être prêt à franchir un pas. Quand vous avez l’impression de n’arriver nulle part, de stagner, voire même de reculer, vous reculez en fait pour prendre sur les chapeaux de roue. Vous êtes encore pris dans la trame des événements et vous ne voyez pas au-delà. Comme un moustique sur un écran de télévision, vous ne voyez qu’un ensemble de points, mais ils forment une image plus grande. Chacun de nous a son rôle à jouer. Le moment venu, vous trouverez votre but.

Le premier pas sur le chemin du guerrier pacifique consiste à saisir les trois Moi (le Moi Basique, le Moi Conscient et le Moi Supérieur), en ayant la tête dans les nuages et les pieds sur la terre.

(J’appréciais l’innocence enfantine et la sagesse corporelle instinctive du Moi Basique ; j’attachais de la valeur à la raison, à la logique et aux capacités d’apprendre du robot, le Moi Conscient. Mais sans l’inspiration du Moi Supérieur, la vie semblait insipide, creuse et incomplète)

- J’ai revu le visage d’un ami qui est mort il y a quelque temps. Il était jeune et plein de vie ; et soudain se déclara une maladie que les médecins qualifièrent d’incurable. Il pria beaucoup, je m’en souviens. Mais il mourut tout de même.

- Il y a toujours une réponse à nos prières. C’est simplement que parfois Dieu dit non.

- Pourquoi ?

- Pourquoi un parent aimant dit-il non ? Parfois les enfants veulent aller à l’encontre de leurs besoins. Les gens se tournent vers Dieu quand leurs bases tremblent, et ils découvrent que c’est Dieu qui les secoue. L’esprit conscient ne peut pas toujours prévoir ce qui sert notre plus grand bien. La foi implique une confiance fondamentale en l’univers – la croyance que tout est pour notre plus grand bien. C’est ce que je crois.

- Vous en êtes persuadée ?

- Je n’en ai pas l’assurance formelle, mais je choisis d’y croire parce que alors, si j’agis en conséquence, ma vis s’écoule mieux. Je ne me sens jamais victime des circonstances. Mon attitude demeure forte et positive. Je vois la difficulté comme une sorte d’ « haltérophilie spirituelle », un défi pour fortifier l’esprit. Mes problèmes physiques, si pénibles qu’ils aient été, ont toujours été accompagnés d’un cadeau, même si je ne l’ai pas toujours apprécié sur le moment. Pour moi, ce cadeau était une compassion plus profonde pour quelqu’un d’autre, ce pourrait être une plus grande sensibilité au corps, ou une plus forte motivation à faire de l’exercice, à exprimer des sentiments plutôt qu’à les dissimuler, ou peut-être à mieux manger, se détendre ou jouer plus. La douleur ou l’inconfort sont souvent un moyen de nous secouer, d’attirer notre attention. Bien que la douleur nous rende plus attentifs à nous-mêmes, c’est généralement le dernier recours du Moi Basique. Il n’envoie des messages rudes que lorsque nous avons ignoré les plus doux – nos intuitions et nos rêves.

Les Moi Basiques supportent beaucoup, comme les enfants. Loyaux par nature, ils ne sont pas faciles à aliéner. Mais quand ils en ont assez, ils en ont assez.


Nos impulsions

Prenez enfin la décision de ne pas céder à vos impulsions instinctives, mais profitez de toutes les occasions qui se présentent pour vous dominer : c’est ainsi que vous allez acquérir la liberté et la force.

Vous pouvez commencer par de toutes petites choses. Par exemple, vous êtes sur le point de critiquer quelqu’un ou de vous moquer de lui, et à la dernière minute vous retenez votre langue… Vous êtes avec un homme, ou une femme, et vous avez le désir de faire certains gestes, mais vous ne les faites pas… Vous êtes en colère, vous partez et, au moment de claquer la porte, vous vous retenez et vous la fermez doucement, consciemment… C’est avec des exercices aussi insignifiants en apparence que vous deviendrez vraiment libre et fort. On gagne la liberté en se limitant, parce que c’est en se limitant qu’on accumule des forces pour pouvoir franchir les obstacles."

Omraam Mikhaël Aïvanhov


Abus intolérables

Voici un site que je vous recommande d'aller visiter, ceux qui ont subi l'inceste ont droit à la parole et ils peuvent s'exprimer

http://www.osezdire.com/


Pour survivre, il faut savoir regarder......

Un homme était en train de se noyer et il appelait désespérément Dieu, il était tellement occupé par le fait qu’il allait se noyer, qu’il ne voyait plus rien, ni n’entendait plus rien. Il finit par se noyer. Une fois arrivé devant Dieu, l’homme demanda à Dieu mais pourquoi ne m’as-tu pas secouru lorsque je t’ai appelé ? Dieu, lui répondit mais je l’ai fait! Je t’ai envoyé un hélicoptère, une échelle, une bouée, tu étais tellement occupé à te noyer que tu n’as pas vu ce qui était là sous tes yeux……


La pensée

Comme tout le monde le sait on pense beaucoup sur cette terre mais est-ce que notre pensée est bonne pour nous ou pour les autres ?

Voilà un grand thème: je pense ce que je suis et surtout je suis ce que je pense. Savez-vous que chaque fois que l'on pense on sème une petite graine qui va pousser de manière inconsciente et créer peut-être des choses positives comme négatives ?

Penser n'est donc pas un acte inoffensif et encore moins un acte anodin.

Pour que tout aille bien, il faudrait contrôler nos pensées en pensant aux conséquences de celles-ci mais comme nous ne sommes pas conscients de ces conséquences on continue à penser n'importe comment.

Nous devenons donc les victimes de nos pensées surtout quand celles-ci ne sont pas positives.

Que faire pour bien faire (arrêter de penser?) ça semble quand même un peu difficile! Cependant, il me semble que d'être déjà conscient que notre pensée pourrait nous mener la où nous avons envie d'aller est déjà un grand pas.

Lorsqu'on est conscient, on devient maître de ses actes et quand les conséquences arrivent on sait pourquoi; alors on ne peut plus reprocher à l'autre ou aux autres ce qui nous arrivent mais bien se le reprocher uniquement a soi-même (il faut rester indulgent) car contrôler ses pensées et plus facile a écrire qu'à faire, mais on peut toujours essayer!

Si votre vie ne vous convient pas changez votre manière de penser ou du moins essayez et vous verrez s'ouvrir devant vous un nouvel horizon..... alors courage essayez! vous ne prenez aucun risque, le seul c'est de changer..........


Prière pour le bien du tout

AMOUR , COMPASSION , HONNEUR

Grand Père, Regarde comme nous sommes fragiles

Nous savons que dans toute la création

Seule la famille des hommes s'est écartée du chemin sacré.

Nous savons encore que nous sommes divisés et

Nous savons que nous devons nous rassembler

Pour avancer dans le chemin sacré

Grand Père, Très Saint, Apprends-nous l'amour, la compassion, l'honneur

Pour que nous puissions guérir la terre

Et nous guérir mutuellement

http://www.chemainsdelumiere.com


Le grillon

Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan. C'était durant l'heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faissaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd. Soudain, l'amérindien dit, "j'entends un grillon."

Son ami répondit, "Quoi? Tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme!"

"Non, j'en suis sûr," dit l'amérindien, "j'entends un grillon."

"C'est fou," dit l'ami.

L'amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue jusqu'à un gros planteur en ciment où poussaient quelques arbustes. Il regarda à l'intérieur des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon. Son ami était complètement stupéfait.

"C'est incroyable," dit son ami. "Tu dois avoir des oreilles super-humaines !"

"Non," répondit l'amérindien. "Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre."

"Mais ça ne se peut pas !" dit l'ami. "Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit."

"Oui, c'est vrai," repliqua l'amérindien. "Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. Tiens, laisse-moi te le démontrer."

Il fouilla dans sa poche, en retira quelques sous et discrètement les jeta sur le trottoir. Et alors, malgré le bruit de la rue bondée de monde retentissant encore dans leurs oreilles, ils remarquèrent que toutes les têtes, jusqu'à une distance de sept mêtres d'eux, se tournaient et regardaient pour voir si la monnaie qui tintait sur le pavement était la leur.

"Tu vois ce que je veux dire?" demanda l'amérindien. "Tout ça dépend de ce qui est important pour toi."

Auteur inconnu


Les 3 portes de la sagesse

Les trois portes de la sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

- Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

"CHANGE LE MONDE"

"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.

- C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:

"CHANGE LES AUTRES"

"C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

"CHANGE-TOI TOI-MEME"

"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.

- C'est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

- C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

"ACCEPTE LES AUTRES"

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage :

- "Qu'as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

"ACCEPTE LE MONDE"

"Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois." Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

"- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

Texte de Charles Brulhart